L’éditeur
Qui écrit ces lettres
Qui je suis, ce que je m’impose, et ce que je ne prétends pas.
Je l’ai d’abord fait pour moi
Je cherche depuis longtemps à lire la Bible, et je n’y arrivais pas. Je n’avançais pas, et surtout je ne comprenais pas ce que les versets voulaient dire. Ce site est l’exercice que je me suis donné pour y arriver.
Mon métier est à l’opposé de tout cela : je suis expert judiciaire en bâtiment. Autant le dire tout de suite — je ne suis pas une référence spirituelle. Ni prêtre, ni théologien, ni spécialiste de la Bible. Quelqu’un qui a ouvert le Livre et qui a eu besoin d’aide pour le lire.
Ce que je me suis imposé
Je n’ai pas voulu seulement que ce site m’aide à lire. J’ai voulu que toutes les décisions de conception qui touchaient à la Bible soient prises par la Bible.
Ce n’est pas une figure de style. Le fichier qui porte les prix s’ouvre sur « Rendez donc à César ce qui est à César » (Matthieu 22, 21). Celui qui décide quand le compagnon parle et quand il se tait, sur « un temps pour se taire, et un temps pour parler » (Ecclésiaste 3, 7). Celui de la porte d’entrée, sur « Voici que je me tiens à la porte et je frappe » (Apocalypse 3, 20).
Et l’un d’eux refuse l’exercice, exprès : celui qui efface un compte. Les versets qui viennent à l’esprit pour un effacement parlent d’un oubli des fautes. Les employer là ferait de la suppression d’un compte une absolution — ce que ce service s’interdit formellement. La règle valait aussi de se taire.
La Bible que je lis
La traduction est celle d’Augustin Crampon, 1923 : les 73 livres, le canon catholique entier, dans le domaine public.
C’est cette dernière raison qui l’a choisie. Le texte proclamé à la messe est celui de l’AELF, et il est protégé : je n’ai pas le droit de l’employer, et je ne le prétends pas. Le Crampon, lui, est libre — c’est pour cela que ce site l’emploie, et vous pouvez aller le lire ailleurs qu’ici, en entier.
Une adaptation, et je la dis : là où Crampon écrit « Yahweh », ce site affiche « le Seigneur ».
Ce site ne suit pas les lectures de la messe, et la lettre le rappelle chaque matin. Elle ne remplace pas votre paroisse ; elle ne vous en dispense pas.
Pourquoi chaque citation est vérifiée
Les programmes de langue inventent des citations avec une entière confiance en eux. La consigne « ne cite pas sans certitude » ne les arrête pas : ils sont certains. C’est arrivé ici, une fois, en essai — un seul mot changé au dernier mot d’un verset, invisible à l’œil.
Ce qui a été construit ensuite est un mécanisme, pas une consigne. Le compagnon n’écrit plus les citations : il les demande au serveur, qui va lire le texte dans le Crampon embarqué avec le site.
Et un filet, en plus de l’outil : chaque réponse est confrontée au texte de référence avant de vous être montrée. Une citation fautive vaut une reprise ; la suivante vaut le refus de répondre — la question vous est rendue plutôt que servie fausse.
Le même contrôle s’applique à ce que j’écris moi-même : les lettres, ces pages. Une citation ne peut pas être écrite de mémoire dans ce produit.
C’est le seul endroit où mon métier sert à quelque chose ici : une expertise judiciaire ne vaut que si chaque affirmation tient devant la contradiction. J’ai construit ce site avec cette habitude-là.
Ce que je ne prétends pas
Le compagnon n’est pas un accompagnement spirituel. Il ne remplace ni un prêtre, ni un accompagnateur, ni une communauté. Il permet de poser une question sur un texte, à toute heure, sans être jugé. C’est tout — et c’est déjà ce qui manquait.
Ce site n’est approuvé par aucune autorité ecclésiastique, et ne le revendique pas.
Les lettres sont écrites avec l’aide d’une intelligence artificielle, et je les relis une par une avant chaque envoi. Le compagnon de dialogue est une machine, jamais une personne.
Pascal Panza